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I° Causes et explications
Résistant au temps et la marche des civilisations, l’infanticide rituel reste une coutume meurtrière qui continue de sévir en Afrique au sud du Sahara. L’on observe en effet une recrudescence des accusations de sorcellerie frappant les enfants notamment au Bénin, au Nigeria, au Libéria, en Côte d’ivoire, au Togo, en Angola, en Afrique du sud, à Madagascar, au Cameroun, en République Démocratique du Congo et au Togo. Les histoires d’« enfants sorciers » sont devenues parties intégrantes de la vie de ces populations, où les morts forment un continuum avec les vivants.
A l’origine, l’on relève d’une manière générale, la volonté de l’homme d’expliquer le surnaturel à travers les croyances traditionnelles et pratiques occultes, sur fond de magie, d’éducation basée sur des connaissances traditionnelles, de mythologie et de superstition. Le tout assaisonnés de pratiques et croyances rituelles, qui s’agglutinent et s’enchevêtrent et servent à expliquer les circonstances sur la vie, la naissance, la maladie ou la mort.
Ces pratiques et croyances se développent dans les zones rurales ou urbaines avec d’autant plus de facilités, que le contexte est marqué par la multiplication des conflits et guerres civils, la misère, l’analphabétisme, les aspirations frustrées, le faible suivi prénatal des femmes enceintes, la fréquence des accouchements non médicalisés et placés sous le contrôle des accoucheuses traditionnelles, appelées « matronnes », qui sont investies par la communauté de la lourde mission de vérifier et recenser les enfants présentant les caractéristiques d’un « sorcier ».
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